La commune transformée en Souk (Article El-Watan)

Écrit par master. Publié dans Frontpage

  Al-Watan a publié un article spécial de l'anarchiste de marché Salah Bouchaour le 12 Janvier 2016 pour lire l'article complet s'il vous plaît cliquer sur le Lire la suite

 

  La commune transformée en Souk

le 12.01.16 | 10h00 

Le temps semble être suspendu à Salah Bouchaour, commune située à moins de 30 km au Sud de Skikda.

                  L’artère principale n’a presque pas changé depuis des lustres. De vieilles maisons coloniales en ruine cohabitent anarchiquement avec de nouvelles bâtisses. Seuls les nids de cigognes, perchés sur les poteaux, donnent un semblant d’aire agricole à cette commune déshéritée.

La grande majorité des étals des magasins longeant l’artère principale sont emplis de fruits et légumes.

La poussière, les déchets des oignons verts et du feuillage des pommes de terre restent le spectacle le plus présent tout au long de cette avenue.

Les services communaux ont beau balayer et collecter ces déchets, le spectacle désolant ne change pas pour autant. «Tant que ce Souk existe au centre du village, on continuera de côtoyer ces ordures», lance un habitant de la localité en montrant les lieux abritant ce souk. Les lieux servant d’assises au souk viennent Le temps semble être suspendu à Salah Bouchaour, commune située à moins de 30 km au Sud de Skikda. L’artère principale n’a presque pas changé depuis des lustres.

De vieilles maisons coloniales en ruine cohabitent anarchiquement avec de nouvelles bâtisses. Seuls les nids de cigognes, perchés sur les poteaux, donnent un semblant d’aire agricole à cette commune déshéritée.

La grande majorité des étals des magasins longeant l’artère principale sont emplis de fruits et légumes. La poussière, les déchets des oignons verts et du feuillage des pommes de terre restent le spectacle le plus présent tout au long de cette avenue. Les services communaux ont beau balayer et collecter ces déchets, le spectacle désolant ne change pas pour autant.

«Tant que ce Souk existe au centre du village, on continuera de côtoyer ces ordures», lance un habitant de la localité en montrant les lieux abritant ce souk. Les lieux servant d’assises au souk viennent au bout de l’avenue principale. D’ailleurs, ce n’est même pas un souk. C’est plutôt un bourbier fait de cabanes, de plastique, de roseaux, d’ordures et de boue. L’odeur, surtout, y est insoutenable. Ici s’agitent des dizaines de jeunes porteurs agrippés à leurs charrettes pleines à craquer de fruits ou de légumes.

On y rencontre aussi beaucoup de camions immatriculés dans différentes wilayas du pays et des tracteurs. Le marché ne désemplit pas et ne ferme jamais. «C’est un marché de gros d’envergure nationale», estime un mandataire. Il va jusqu’à affirmer qu’en moyenne, ce marché accueille plus de 1000 camions par jour,  et d’ajouter : «lors des saisons de l’oignon, des oranges et de la pastèque, le marché dépasse les 2000 camions par jour».

Pourtant au départ, en 1982, ce souk se limitait à un petit espace qu’occupaient alors quelques agriculteurs de la région qui venaient vendre leurs récoltes vivrières. Puis, d’année en année, il empiétera sur d’autres espaces pour devenir un véritable cauchemar. «Il ne faut pas oublier que ces lieux font vivre plus de 400 personnes entre mandataires, marchands, porteurs et autres vendeurs de casse-croutes et cafetiers», témoigne un jeune vendeur. Et il dit vrai. Seulement, quand on évoque l’état d’insalubrité caractérisant les lieux, il rejette vite la responsabilité sur l’APC.

Mais les nuisances de ce marché ne se limitent pas à cette insalubrité. Le Souk n’a cessé depuis des années de causer d’autres dangers et désagréments aux habitants, aux passagers et surtout aux élèves de deux lycées et d’un CEM. Ces trois établissements scolaires sont trés proches du Souk et leurs élèves se retrouvent souvent obligés de parcourir les ruelles jonchées de déchets.

«En plus, le matin surtout, des élèves qui attendent devant le perron du lycée Brahim Sahki, situé à moins de 30m du Souk, se retrouvent souvent obligés d’entendre les jurons et autres langages orduriers sans parler du brouhaha ambiant. D’ailleurs même nous, les riverains de ces lieux, nous vivons le même calvaire à longueur de journée», témoigne un des habitants.

Le nouveau marché alimente la polémique

Auprès des élus, on préfère positiver en parlant plutôt de la prochaine réception du nouveau marché de gros de fruits et légumes. Un projet vieux de neuf années, et qui est actuellement en phase de finition. Il aura à accueillir l’ensemble des commerçants et autres grossistes exerçant actuellement sur le vieux souk du village. Si les élus applaudissent la réalisation du nouveau marché, les commerçants, eux, restent divisés, même si la majorité dit attendre avec impatience son ouverture.

«Quoi qu’on vous dira, il ne faut pas croire ceux qui critiquent. La grande majorité de ceux qui exercent ici ont hâte de quitter enfin cette gadoue», lancent plusieurs grossistes.

D’autres, plus sceptiques, avancent plusieurs «griefs». «Le nouveau marché est trop petit. Il ne s’étale que sur 4 hectares, alors que celui de Chelghoum Laid dépasse les 30 hectares. Les cases ne dépassent pas les 30 mètres carrés et l’espace entre les hangars est insignifiant sans parler de la pente sur laquelle il a été élevé.

On ne pourra même pas circuler librement dans ces lieux», disent certains. Le problème d’attribution des cases du nouveau marché fait également polémique. Certains estiment que plusieurs commerçants exerçant depuis des années au vieux Souk n’ont pas été retenus. «Il n’y a que 128 cases.

Qui va en profiter ? On ne fait pas confiance à la commission d’attribution, et nous exigeons plus de transparence», juge un commerçant. Un autre rétorque : «c’est vrai qu’il n’y a que 128 cases, mais il y a aussi des quais érigés sur un large espace du nouveau marché. Ce sont les quais qui nous arrangent le plus».

Approché pour donner plus de détails sur cette polémique, Mouloud Kara, président de l’association des commerçants de gros de la commune dira : «On a recensé 250 commerçants qui bénéficieront des avantages du nouveau marché. Ils se partageront les 128 cases et le reste aura des postes à quais. C’est vrai que la superficie reste insuffisante pour un marché d’une telle envergure, c’est vrai que nous craignons déjà des problèmes de circulation dans cette nouvelle enceinte, mais on nous a promis de procéder à des extensions dans le futur».

En attendant l’ouverture du nouveau marché de gros, la commune de Salah Bouchaour rêve déjà des équipements à implanter sur l’enceinte stratégique du vieux souk. Elle rêve surtout de se défaire de ces visions apocalyptiques qui ont souillé son paysage urbain. C’est déjà ça de gagné. 

au bout de l’avenue principale. D’ailleurs, ce n’est même pas un souk. C’est plutôt un bourbier fait de cabanes, de plastique, de roseaux, d’ordures et de boue. L’odeur, surtout, y est insoutenable. Ici s’agitent des dizaines de jeunes porteurs agrippés à leurs charrettes pleines à craquer de fruits ou de légumes.

On y rencontre aussi beaucoup de camions immatriculés dans différentes wilayas du pays et des tracteurs. Le marché ne désemplit pas et ne ferme jamais. «C’est un marché de gros d’envergure nationale», estime un mandataire. Il va jusqu’à affirmer qu’en moyenne, ce marché accueille plus de 1000 camions par jour,  et d’ajouter : «lors des saisons de l’oignon, des oranges et de la pastèque, le marché dépasse les 2000 camions par jour».

Pourtant au départ, en 1982, ce souk se limitait à un petit espace qu’occupaient alors quelques agriculteurs de la région qui venaient vendre leurs récoltes vivrières.

Puis, d’année en année, il empiétera sur d’autres espaces pour devenir un véritable cauchemar. «Il ne faut pas oublier que ces lieux font vivre plus de 400 personnes entre mandataires, marchands, porteurs et autres vendeurs de casse-croutes et cafetiers», témoigne un jeune vendeur. Et il dit vrai.

Seulement, quand on évoque l’état d’insalubrité caractérisant les lieux, il rejette vite la responsabilité sur l’APC. Mais les nuisances de ce marché ne se limitent pas à cette insalubrité. Le Souk n’a cessé depuis des années de causer d’autres dangers et désagréments aux habitants, aux passagers et surtout aux élèves de deux lycées et d’un CEM. Ces trois établissements scolaires sont trés proches du Souk et leurs élèves se retrouvent souvent obligés de parcourir les ruelles jonchées de déchets.

«En plus, le matin surtout, des élèves qui attendent devant le perron du lycée Brahim Sahki, situé à moins de 30m du Souk, se retrouvent souvent obligés d’entendre les jurons et autres langages orduriers sans parler du brouhaha ambiant. D’ailleurs même nous, les riverains de ces lieux, nous vivons le même calvaire à longueur de journée», témoigne un des habitants.

Le nouveau marché alimente la polémique

Auprès des élus, on préfère positiver en parlant plutôt de la prochaine réception du nouveau marché de gros de fruits et légumes. Un projet vieux de neuf années, et qui est actuellement en phase de finition. Il aura à accueillir l’ensemble des commerçants et autres grossistes exerçant actuellement sur le vieux souk du village.

Si les élus applaudissent la réalisation du nouveau marché, les commerçants, eux, restent divisés, même si la majorité dit attendre avec impatience son ouverture. «Quoi qu’on vous dira, il ne faut pas croire ceux qui critiquent. La grande majorité de ceux qui exercent ici ont hâte de quitter enfin cette gadoue», lancent plusieurs grossistes.
D’autres, plus sceptiques, avancent plusieurs «griefs».

«Le nouveau marché est trop petit. Il ne s’étale que sur 4 hectares, alors que celui de Chelghoum Laid dépasse les 30 hectares. Les cases ne dépassent pas les 30 mètres carrés et l’espace entre les hangars est insignifiant sans parler de la pente sur laquelle il a été élevé.

On ne pourra même pas circuler librement dans ces lieux», disent certains. Le problème d’attribution des cases du nouveau marché fait également polémique. Certains estiment que plusieurs commerçants exerçant depuis des années au vieux Souk n’ont pas été retenus. «Il n’y a que 128 cases.

Qui va en profiter ? On ne fait pas confiance à la commission d’attribution, et nous exigeons plus de transparence», juge un commerçant. Un autre rétorque : «c’est vrai qu’il n’y a que 128 cases, mais il y a aussi des quais érigés sur un large espace du nouveau marché. Ce sont les quais qui nous arrangent le plus».

Approché pour donner plus de détails sur cette polémique, Mouloud Kara, président de l’association des commerçants de gros de la commune dira : «On a recensé 250 commerçants qui bénéficieront des avantages du nouveau marché. Ils se partageront les 128 cases et le reste aura des postes à quais.

C’est vrai que la superficie reste insuffisante pour un marché d’une telle envergure, c’est vrai que nous craignons déjà des problèmes de circulation dans cette nouvelle enceinte, mais on nous a promis de procéder à des extensions dans le futur».

En attendant l’ouverture du nouveau marché de gros, la commune de Salah Bouchaour rêve déjà des équipements à implanter sur l’enceinte stratégique du vieux souk. Elle rêve surtout de se défaire de ces visions apocalyptiques qui ont souillé son paysage urbain. C’est déjà ça de gagné.

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